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Au départ, des débris de chantiers et un amour immodéré pour les ruines et les cailloux, c'est ainsi que le ciment (qui consolide) et la mosaïque (qui rehausse de ses couleurs) se sont imposées à moi.
Voilà comment à partir de la mosaïque traditionnelle tout en restant dans la continuité de mon oeuvre, et tout en respectant mes états d'âme, l'envie m'est venue d'alléger, de déformer, de fluidifier, de donner mouvement et souplesse... Ainsi le coup de vent, la pression des doigts, le drap froissé, le mouchoir trituré, l'oiseau envolé, se sont figés dans la matière, reste l'empreinte, celle des corps, de la mémoire des petits instants de bonheur ou de faiblesse.
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